11 octobre 2009

Montre-moi une œuvre que si je la fais, Allah m’aimera...

Cheikh Al Allama Al Mouhadith Abdul Mouhssine Al Abbad


Abû l-‘Abbas Sahl Ibn sa’d As-Sa’idi - رضي الله عنه - rapporte : Un homme vint dire au Prophète - صلى ا لله عليه وسلم - :

« Envoyé d’Allah, montre-moi une œuvre que si je la fais, Allah m’aimera et les gens m’aimeront aussi ». Il lui dit : « Fais preuve d’ascétisme dans ce bas monde Allah t’aimera; renonce à ce que possèdent les gens, les gens t’aimeront ».

Explications :

[Ce Hadith prouve que ] Les compagnons du messager d’Allah sont les hommes désirant le plus ardemment le bien, ils sont également les premiers dans la réalisation des bonnes oeuvres.

Ce compagnon c’est attaché à connaître ce qui va lui procurer l’amour d’Allah et des gens, et a donc posé au prophète cette question.


Arrow Sa parole : « Fais preuve d’ascétisme dans ce bas monde, Allah t’aimera » démontre que l’amour d’Allah s’obtient en faisant preuve d’ascétisme dans ce bas monde.

Et la meilleure parole qui a été dite concernant la clarification de ce qui est voulue par le terme
«ascétisme» est :

«Le délaissement par l’homme de tout ce qui le détourne d’Allah»

Cette parole est rapportée par Ibn Rajab Al Hambali qui l’a rapporte d’Abou Souleymane Ad-daaraniy :

« Abou Souleymane Ad-darany a dit : Nous avons divergés en Irak concernant la signification du terme Az-zuhd [ascétisme]. Pour certains cela consiste à délaisser le fait de rencontrer les gens, pour d’autres cela consiste à abandonner les passions et pour d’autres cela consiste à délaisser le fait de manger à sa faim.

Leurs paroles sont proches les unes des autres. Pour ma part, je penche vers le fait que l’ascétisme consiste à abandonner tout ce qui occupe et détourne d’Allah exalté soit il.

Cette parole de Abou Souleymane est bonne, elle englobe les différents sens du terme ascétisme, ses subdivisions et ses types »


[Jami’ Al ‘Ouloum Wal Hikam Vol 2 P 186 ]

Arrow Quant à sa parole «renonce à ce que possèdent les gens, les gens t’aimeront ».

Ceci est dû au fait que les gens convoitent l’argent et les jouissances de la vie mondaine.

Ils font généralement preuve d’avarice et ne font pas largesse de ce qu’ils possèdent et Ils n’aiment pas celui qui convoite ou porte son regard sur ce qu’ils possèdent.


Lorsque l’homme renonce à ce que les gens possèdent, il obtient leur admiration et leur amour, et lorsqu’ il obtient leur amour, il se voit préservé de leur mal.

Parmi les enseignements de ce hadith :

1 - Le désir ardent des compagnons du messager d’Allah d’obtenir l’amour d’Allah et celle des gens.

2 - Ce hadith contient l’affirmation qu’Allah possède comme attribut l’amour.

3 - Le bien pour le serviteur se trouve dans l’obtention de l’amour d’Allah.

4 - Ce qui procure l’amour d’Allah est l’ascétisme dans ce bas monde.

5 - Lorsque l’homme renonce à ce que les gens possèdent, il obtient leur amour ce qui lui permet d’être préservé de leur mal.


Sources : Fath Al Qawiy Al Matine Fi Charhi Al Arbaîna wa Tamamatou Bi Khamissina Li-Nawawi wa Ibn Rajab du Cheikh Al Allama Al Mouhadith Abdul Mouhssine Al Abbad.

Source :

Fawaîd proposé par le frère Mounib Abou-Houdeyfa Al-Qamari (qu'Allah le récompense) sur Fourqane.

Exégèse (Tafsir) Sourate Al-Falaq

Shaikh 'Abd Ar-Rahman Ibn Nasr As-Sa'di
(Rahimallah)



An Nas
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Bismillâhir Rahmân ir'Rahîm
1. Dis: "Je cherche protection auprès du Seigneur de l'aube naissante,
1. Qul aAAoothu birabbi alfalaqi


2. contre le mal des êtres qu'Il a créés,
2. Min sharri ma khalaqa


3. contre le mal de l'obscurité quand elle s'approfondit,
3. Wamin sharri ghasiqin itha waqaba


4. contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les nœuds,
4.Wamin sharri alnnaffathati fee alAAuqadi

5. et contre le mal de l'envieux quand il envie".
5. Wamin sharri hasidin itha hasada

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1. « Dis », lorsque tu cherches refuge : « Je cherche protection », le m'abrite et je cherche secours « auprès du Seigneur de l'aube naissante », Allah, le fendeur de l'aube, Celui qui fait fendre la graine et le noyau.

2. « contre le mal des êtres qu'Il a créés », et cela englobe toutes les créatures d'Allah : les êtres humains, les jinn et les animaux; cherche donc refuge auprès du Créateur de leur mal.

3. « contre le mal de l'obscurité quand elle s'approfondit », le mal qui apparaît au moment de la tombée de la nuit, lorsque l'obscurité envelloppe les gens et que se répandent de nombreux esprits maléfiques et animaux nuisibles.

4. « contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les nœuds » : Il est ici question du mal des sorcieres qui jettent des sortilèges en soufflant sur des noeuds qu'elles ont faits afin de réaliser un envoûtement.

5. « et contre le mal de l'envieux quand il envie » : L'envieux est celui qui animerait voir s'en aller les bienfaits de celui qu'il envie. Il va ainsi mettre tous les moyens en oeuvre afin de faire disparaître ces bienfaits. Il faut donc chercher protection contre son mal auprès d'Allah afin de faire échouer son complot. Et celui qui a apporté le mauvais oeil entre également dans la définition de l'envieux , car le mauvais oeil ne peut provenir que d'un envieux à la nature maléfique et l'âme vicieuse.

Cette Sourate est donc relative à la recherche de la protection contre toutes les sortes de maux, aussi bien de façon générale que spécifique.

Elle prouve également que la sorcellerie est une réalité, et qu'il faut en craindre la nuisance en cherchant protection auprès d'Allah contre et contre eux qui la pratiquent..

Exégèse (Tafsir) Sourate An-Nas, les hommes.

Cheikh Salih Ibn ’Uthaymîne (Rahimallah)


Vous trouverez ci-dessous le tafsîr de la dernière sourate du Coran, Sourate An-nass, une sourate que nous récitons souvent d’où l’importance de connaître ce qu’elle renferme comme bénéfices en demandant à Allah de nous accorder la pureté dans les intentions.


An Nas
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Bismillâhir Rahmân ir'Rahîm
1. Dis : « Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes..
1. Qul aAAoothu birabbi alnnasi


2. Le Souverain des hommes,
2. Maliki alnnasi


3. Dieu des hommes,
3. Ilahi alnnasi


4. contre le mal du mauvais conseiller, furtif
4. Min sharri alwaswasi alkhannasi

5. qui souffle le mal dans les poitrines des hommes,
5. Allathee yuwaswisu fee sudoori alnnasi

6. qu’il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain ».
6. Mina aljinnati waalnnasi

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1. « Dis : "Je cherche protection auprès du Seigneur (Rabb) des hommes ». C’est à dire : auprès d’Allah [gloire et pureté à Lui], car c’est Lui le Seigneur des hommes, mais également des anges, des djinns, des cieux et de la terre, du soleil et de la lune. Bien qu’Il soit le Seigneur de toute chose, Allah cite spécifiquement ici les hommes car cela correspond au sujet que va aborder cette sourate.

2. « Le Souverain (Malik) des hommes ». C’est-à-dire : Le Souverain qui dispose de l’autorité suprême et du pouvoir absolu sur les hommes.

3. « Dieu (Ilâh) des hommes ». C’est-à-dire : Celui à qui ils doivent adresser leur adoration, car celui qui est dignement adoré, celui que les cœurs adorent, aiment, et vénèrent, c’est Allah gloire et pureté à Lui.

4. « Contre le mal du mauvais conseiller, furtif, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes. » « Al Waswasa » désigne toutes les mauvaises idées, illusions et autres imaginations qui traversent les esprits. Quant au terme « Al Khannâs », il renvoie à ce celui qui se retire, recule, et disparaît lorsque l’on invoque Allah, autrement dit : au « Shaytân ». C’est ce qui explique que lors de l’appel à la prière (Al Adhân), ce dernier se sauve en émettant des pets afin de ne pas l’entendre et qu’il revient une fois l’appel achevé. De même, le second appel (Al Iqâma) provoque de sa part la même réaction, après quoi il revient à la charge pour perturber l’individu dans sa prière en lui remémorant des choses auxquelles il ne pensait même pas, au point de lui faire oublier combien de rak‘âtes il a accomplies. On rapporte par ailleurs dans le « Musnad » de l’Imâm Ahmad que « lorsque les ogres se manifestent, empressez-vous de faire l’Adhân », les « ogres » désignant des shayâtîn qu’un voyageur (ou qu’une personne) en solitude imagine comme des choses effrayantes, un ennemi ou autre chose semblable, et qui se dissipe dés lors que l’individu se met à faire l’Adhân.

5. « Qu’il (le conseiller) soit un djinn ou un être humain ». Les mauvaises suggestions peuvent émaner aussi bien des djinns, en ce que ces derniers circulent en l’être humain comme le sang dans les veines, que des hommes ; et Dieu sait combien sont ceux qui inspirent le mal et l’embellissent à l’individu au point de le convaincre d’admettre le mal et de l’appliquer.

Le prophète صلى الله عليه وسلم avait pour coutume, une fois dans son lit, de lire ces trois sourates que sont « Al Ikhlâs », « Al Falaq » et « An-Nâs », puis de souffler dans ses mains pour essuyer ensuite son visage ainsi que toutes les parties qu’il pouvait atteindre de son corps. De même il les lisait après les cinq prières quotidiennes. Il est donc du devoir de l’individu de chercher la Sunna et de l’appliquer telle qu’elle nous a été rapportée.

Source : Site de Cheikh Ibn ’Uthaymîne, rahimahou Allah.
Traduction : Abû Hafsa - Sounna.com

Exégèse (Tafsir) Sourate Al-Ikhlas

Cheikh Salih Ibn ’Uthaymîne (Rahimallah)




Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Bismillâhir Rahmân ir'Rahîm


1. Dis : « Il est Allah, Unique.
1. Qul huwa Allahu ahadun


2. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
2. Allahu alssamadu


3. Il n’a jamais engendré ni ne l’a été.
3. Lam yalid walam yooladu


4. Et nul ne Lui est égal. ».
4. Walam yakun lahu kufuwan ahadun

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La cause de la révélation de cette sourate est que les associateurs (ou les juifs) demandèrent au prophète صلى الله عليه وسلم de leur décrire son Seigneur ; Allah fit alors descendre ces versets.

« Dis » : Cette parole est adressée à la fois au prophète صلى الله عليه وسلم et à l’ensemble de la communauté.

« Il est Allah Unique », autrement dit : c’est Lui Allah dont vous parlez et au sujet de qui vous vous interrogez, « Unique » signifiant ici qu’Allah est Unique dans Sa Majesté et Sa Grandeur et qu’Il n’a ni semblable ni associé.

« Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. » Cette phrase est indépendante [de celle qui précède]. Allah y met en évidence qu’Il est « As-Samad », terme dont la définition la plus globale est : « Celui qui se caractérise par la perfection de Ses attributs et dont dépendent toutes les créatures. » Il a en effet été rapporté qu’Ibn ‘Abbâs définit ce terme en disant : « Le Parfait dans Sa science, dans Sa clémence,et dans Sa puissance. » Ce qui signifie qu’Il se suffit à Lui-même et qu’Il n’a guère besoin de Ses créatures.

On a également rapporté qu’« As-Samad » désignait « Celui vers qui se dirigent les créatures pour la réalisation de leur vœux », ce qui indique clairement la dépendance de toutes Ses créatures vis-à-vis de Lui. Il apparaît dès lors que la définition la plus complète de ce terme est bien celle qui a été mentionnée ci-dessus, à savoir : « Celui qui se caractérise par la perfection de Ses attributs et dont dépendent toutes les créatures. »

« Il n’a jamais engendré ni ne l’a été. », car Il n’a point de semblable (Gloire et Pureté à Lui). En effet, comme l’a dit le prophète صلى الله عليه وسلم à propos de sa fille Fâtima qu’il a considérée comme « un morceau de moi », toute progéniture dérive et fait en quelque sorte partie intégrante de son géniteur. Or, Allah (Gloire et Pureté à Lui) ne possède guère de semblable. De plus, engendrer un enfant s’explique soit par l’aide dont on a besoin qu’il nous apporte en vue d’affronter les périples de ce bas monde, soit -plus simplement- par la nécessité de préserver l’espèce. Or, Allah n’a nullement besoin de cela. C’est donc parce qu’Il n’a point de semblable et qu’Il Se suffit à Lui-même qu’Il n’a pas engendré.

Notons que le Coran fait également allusion au caractère impossible de l’idée qu’Allah puisse engendrer en disant : « Comment aurait-Il enfant alors qu’Il n’a pas de compagne ? C’est Lui qui a tout créé et Il est Omniscient. » En effet, avoir un enfant nécessite une compagne qui le met au monde. Or, Allah étant Celui qui a tout créé, Il est manifestement séparé et dissocié de toute chose.

Les mots « Il n’a jamais engendré » constituent enfin un démenti à l’adresse de trois catégories d’êtres égarés, à savoir : les associateurs, les juifs et les chrétiens. Les premiers « firent des anges, qui sont les serviteurs du Tout-Miséricordieux, des femelles » en affirmant qu’ils sont les filles d’Allah. Les juifs ont quant à eux dit que « ‘Uzayr est le fils d’Allah. », les chrétiens faisant de même en soutenant que « le Messie est le fils d’Allah. » Allah dément donc là leurs affirmations en disant : « Il n’a jamais engendré ».

« il n’a pas été engendré non plus » étant donné qu’Il est Gloire et Pureté à Lui Le Premier à qui rien n’a précédé, comment peut-il donc être engendré.

« Et nul ne Lui est égal. », autrement dit : rien ne Lui est égal dans Ses attributs.

Allah dément donc dans cette sourate la possibilité qu’Il ait pu engendrer ou être engendré et l’idée qu’Il puisse avoir un semblable.

Cette sourate possède un énorme mérite, puisque le prophète صلى الله عليه وسلم dit à son propos qu’« elle équivaut au tiers du Coran. » Et [précisons bien ici] qu’elle « équivaut » au tiers du Coran mais qu’elle ne le « remplace » pas. La preuve en est que si une personne se contente, lors d’une prière obligatoire, de la réciter trois fois, cela ne remplace pas la récitation de la « Fâtiha », bien que les trois récitations successives de cette sourate équivaillent à celle de la totalité du Coran. Il n’y a d’ailleurs rien d’étonnant au fait qu’une chose puisse être équivalente à une autre sans s’y substituer. Le prophète صلى الله عليه وسلم nous a en effet enseigné que « la parole de celui qui dit : Nulle divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah, L’Unique, sans associé. A Lui la royauté et la louange, et Il est Puissant sur toute chose. » équivaut à l’affranchissement de quatre personnes de la descendance d’Ismâ‘îl. » Or, se contenter de réciter cette formule de rappel pour expier un péché nécessitant l’affranchissement d’un esclave ne saurait suffire et se substituer à l’acte d’affranchissement proprement dit. Ce qui montre bien que l’équivalence entre deux choses n’entraîne pas forcément que l’une puisse remplacer l’autre.

Notons enfin que le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم avait pour coutume de réciter cette sourate dans la seconde Rak‘at de la prière surérogatoire de l’Aube (Sunnatu-l-Fajr), de la prière surérogatoire du Coucher (Al Maghrib), dans celle du Tawâf ainsi que dans le Witr. Ce qui s’explique par le fait qu’elle est basée sur le dévouement total à Allah, terme dont elle tire d’ailleurs son nom : « Al Ikhlâs ».

Source : Site de Cheikh Ibn ’Uthaymîne, rahimahou Allah.
Traduction : Abû Hafsa - Sounna.com

L'abandon du Coran

Allah az zawajal dit : "Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée!" . s.Al-furqan-v.30

Le cheikh nous dit que l'abandon du Coran est de diverses catégories:

- l'abandon de son écoute, de la foi en lui et du fait de ne pas lui prêter l'attention qu'il mérite;

- l'abandon de la mise en pratique de ses enseignements et du respect du licite et de l'illicite qu'il légifère malgré qu'il soit lu et qu'on y porte foi;

- l'abandon du retour vers lui lors de litiges en le prenant pour juge cela soit par rapport aux questions liées à la foi ou à ses autres applications. Et par là avoir la conviction qu'il nous offre pas des informations certaines et que ses indications sont purement textuelles et littéraires et ne constituent pas une science;

- l'abandon de sa méditation et de la recherche de sa compréhension profonde de ce que Allah veut nous transmettre;

- l'abandon en tant que traitement et médicament contre toutes les maladies et maux du coeurs en cherchant la guérison en dehors de lui. et cela en référence à la noble parole d' Allah Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée!

Source : Fourqane.fr