30 novembre 2009

Bonne fête de l'Aid à tous !

As Salamo 'aleykom

Taqabba-llāhu minnā wa minkum wa aḥāla-llāhu ˓alaynâ wa ˓alaykum wa ghafara-llāhu lanā wa lakum.


تَقَبَّلَ ﭐللهُ مِنَّا وَمِنْكُمْ وَ أَحَالَ ﭐللهُ عَلَيْنَا وَعَلَيْكُمْ وَ غَفَرَ ﭐللهُ لَنَا وَلَكُمْ



Nous vous souhaitons à tous une joyeuse fête pleine de bonheur, de fraternité mais nos pensées sont tournées en premier vers nos frères et sœurs à travers le monde, heureux et malheureux, orphelins, maltraités, oppressés, malades, souffrants, tristes... ceux massacrés en Palestine, Irak, Afghanistan, Tchétchénie… et nos frères et sœurs qui ont rejoints l’Au-delà pour l’Eternité ; qu’Allâh – le Très-Haut – déverse sur eux Son Infinie Miséricorde et qu’Il illumine leur tombe.




23 novembre 2009

L’histoire de Jonas

Allah le Tout-Puissant dit dans la sourate 10 : ‘ Yoûnous’ :


« Si seulement il y avait, à part le peuple de Yoûnous (Jonas), une cité qui ait cru et à qui sa croyance eut ensuite profité ! Lorsqu'ils eurent cru, Nous leur enlevâmes le châtiment d'ignominie dans la vie présente et leur donnâmes jouissance pour un certain temps.»

Sourate 10 : ‘ Yoûnous ’ – verset 98

il dit dans la sourate 21 : ‘ Les prophètes’

« Et Dhoû-n-Noûn (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N’allions pas l’éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel que voici: "Pas de divinité à part Toi! Pureté à Toi ! J’ai été vraiment du nombre des injustes". Nous l’exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c’est ainsi que Nous sauvons les croyants. »

Sourate 21 : ‘ Les prophètes’ – versets 87 et 88

Il dit aussi dans la sourate37 : Les rangés


« Jonas était certes, du nombre des Messagers. Quand il s’enfuit vers le bateau comble. Il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté (à la mer). Le poisson l’avala alors qu'il était blâmable. S'il n'avait pas été parmi ceux qui glorifient Allah, il serait demeuré dans son ventre jusqu'au jour où l'on sera ressuscité. Nous le jetâmes sur la terre nue, indisposé qu'il était.* Et Nous fîmes pousser au-dessus de lui un plant de courge, et l’envoyâmes ensuite (comme prophète) vers cent mille hommes ou plus. Ils crurent, et nous leur donnâmes jouissance de la vie pour un temps. »

Sourate 37 : ‘ Les rangés ’ – versets 139 à 148

Il dit ensuite dans la sourate 68 : ‘La plume ’

« Endure avec patience la sentence de ton Seigneur, et ne sois pas comme l’homme au Poisson (Jonas) qui appela (Allah) dans sa grande angoisse. Si un bienfait de son Seigneur ne l’avait pas atteint, il aurait été rejeté honni sur une terre déserte. Puis son Seigneur l’élut et le désigna au nombre des gens de bien. »

Sourate 68 : ’ La plume ’ – versets 48 à 50

JONAS S’ENFUIT

Les exégètes dirent : Allah a envoyé Jonas (que la paix soit sur lui) aux gens de Ninive dans la terre de Mosul. Il les a appelés à la voie d’Allah, mais ils ont rejeté son appel et refusé de le croire. Après une longue période de temps sans résultat, il s’enfuit en les menaçant d’une punition divine après trois jours.


Ibn Mas’oud, Moujahid, Katâda et beaucoup d’autres dirent que quand il s’enfuit, et que les siens devinrent sûrs que la punition était imminente et qu’elle allait leur être infligée, ils se repentirent de leurs péchés, et regrettèrent la manière dont ils avaient traité leur prophète. Ils mirent leurs turbans, prirent leur bétail et les séparèrent de leurs veaux. Ils commencèrent à implorer le pardon et la pitié d’Allah. Chacun d’eux pleurait, leurs hommes et leurs femmes, leurs fils et leurs filles. C’était un temps de changement pour eux tous.
Allah répandit sur eux sa pitié et souleva la punition qui était sur le point de tomber sur eux.
Allah le Tout-Puissant dit :

« Si seulement il y avait, à part le peuple de Yoûnous (Jonas), une cité qui ait cru et à qui sa croyance eut ensuite profité ! »

Sourate 10: ‘Yoûnous’ – versets 98


Il ne s’est jamais passé dans l’histoire humaine qu’une cité entière ait cru en leur prophète. Il en a toujours était tel que décrit dans le Coran :

« Et Nous n'avons envoyé aucun avertisseur dans une cité sans que ses gens aisés n'aient dit: "Nous ne croyons pas au message avec lequel vous êtes envoyés".»

Sourate 34 :’ ‘ Saba’ – versets 34


C’était la cité de Jonas seulement qui crut à leur dernier homme.

« À part le peuple de Yoûnous ! Lorsqu'ils eurent cru, Nous leur enlevâmes le châtiment d'ignominie dans la vie présente et leur donnâmes jouissance pour un certain temps.»

Sourate 10 : ‘Yoûnous’ – versets 98

Les opinions des exégètes diffèrent sur la question suivante : est-ce que cette croyance les sauvera de la punition dans l’Au-delà, comme elle les a sauvés de la punition ici-bas ? Le contexte soutient fortement la notion qu’elle les sauvera, comme le dit Allah :

« Et Nous l’envoyâmes ensuite (comme prophète) vers cent mille hommes ou plus. *Ils crurent, et Nous leur donnâmes jouissance de la vie pour un temps.»

Sourate 37 : ‘Les rangés’ – versets 147-148


Cette jouissance dans ce monde d’ici-bas ne signifie pas que leur punition dans l'au-delà ne sera pas soulevée.
Quand Jonas quitta les siens, étant fâché, il aborda un bateau, mais le bateau, après qu’il eût navigué quelque distance, commença à tanguer et balancer sur les vagues énormes. Il était sur le point de sombrer, selon beaucoup d’exégètes.
L’équipage et les passagers se consultèrent l’un l’autre pour trouver une solution urgente ; ils convinrent de faire le tirage au sort et jeter un homme pris parmi les passagers. Celui dont le nom est tiré sera jeté à la mer, afin d’alléger la charge.


JONAS DANS LE VENTRE DU POISSON

Quand ils firent le tirage au sort, le nom de Jonas sortit, mais vu sa piété ils ne voulurent pas le jeter. Ils répétèrent le tirage, et son nom sorti encore une fois. Alors, on le jeta à la mer, comme il a été déjà décrété pour lui.
Allah le Tout-Puissant dit :

« Jonas était certes, du nombre des Messagers.* Quand il s'enfuit vers le bateau comble, *Il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté (à la mer).* Le poisson l'avala alors qu'il était blâmable.»

Sourate 37 : ‘Les rangés’ – versets 139 à 142

Quand son nom fut tiré au sort, il fut jeté à la mer. Ensuite Allah envoya un énorme poisson qui l’avala. Par l’ordre d’Allah, ce poisson n’a pas été autorisé à manger sa chair ou à craquer ses os. Quand Jonas se trouva calme dans le ventre du poisson, il pensa qu’il était mort. Il piqua son corps et essaya de se déplacer, et ainsi il découvrit qu’il n’était pas mort. Alors il se prosterna, et dit « O mon Seigneur ! J’ai fait une place de prière où personne d’autre ne t’a jamais adoré.»
Allah le Tout-Puissant fit que le poisson pénètre dans la profondeur de la mer.
Jonas entendit le poisson glorifier Allah. Il entendit même les cailloux glorifier Allah. Alors, il commença lui aussi à glorifier Allah, comme il est décrit dans le Coran :

« Et Dhoû-n-Noûn (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous n'allions pas l'éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l'appel que voici: "Pas de divinité à part Toi! Pureté à Toi ! J'ai été vraiment du nombre des injustes". * Nous l'exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants.»

Sourate 21 : ‘ Les prophètes ’ – versets 87-88


« Puis il fit, dans les ténèbres » C’est l’obscurité du ventre du poisson, aussi bien que l’obscurité de la mer et celle de la nuit. Salîm ibn Abi Jaad dit : ce poisson a été avalé par un autre poisson et ainsi il fut dans les obscurités de deux poissons et dans celle de la mer.

« S'il n'avait pas été parmi ceux qui glorifient Allah, il serait demeuré dans son ventre jusqu'au jour où l'on sera ressuscité.»

Sourate 37 : ‘Les rangés’ – versets 143 - 144


Il est dit : cela veut dire que s’il n’avait pas glorifié Allah, et confessé ses péchés avec repentir, il serait resté dans le ventre du poisson jusqu’au jour du jugement et il aurait été ressuscité de cette demeure.
Cependant, il est dit dans une autre opinion, que « S'il n'avait pas été » c'est-à-dire avant que le poisson l’ait avalé, « parmi ceux qui glorifient Allah » c’est à dire obéissant et fidèle à Allah.
Cette dernière option est soutenue aussi par ce hadith qui est rapporté par Imam Ahmed de Abdillâh ibn Abbâs (qu’Allah soit satisfait de lui) que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit :


« O garçon ! Je t’apprends des mots : tu gardes les devoirs d’Allah, et Allah te gardera. Tu gardes Allah, et tu le trouveras devant toi. Connais Allah dans le temps de l’aisance, et Allah te connaîtra dans le temps de détresse.»

(Mousnad Ahmed)


Ibn Jarîr rapporta dans son livre d’exégèse que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit :


« Quand Allah voulut garder Jonas dans le ventre du poisson, il lui révéla : « Porte-le dedans, mais ne gratte pas sa chair et ne craque pas ses os.»
Quand le poisson descendit au plus profond de la mer, Jonas entendit une voix. Il pensa qu’elle était dans son esprit et dit : « qu’est-ce que c’est ? » Allah lui révéla que c’était la glorification des animaux de la mer. Ainsi, il glorifia Allah dans le ventre du poisson. Les anges l’entendirent et dirent : « O seigneur ! Nous entendons une voix très faible dans une terre étrange ! » Allah dit : « C’est mon serviteur Jonas qui m’a désobéi, alors je l’ai détenu à l’intérieur d’un poisson dans la profondeur de la mer.» Ils demandèrent : « Est-ce Ton pieux serviteur duquel chaque jour et nuit monte une bonne action auprès de Toi ? » Il dit : « oui ». Alors, les anges supplièrent Allah de la part de Jonas, et Allah commanda que le poisson le rejette sur le rivage.»


Ibn Abi Hâtim cita dans son exégèse que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit :

« Quand Jonas (que la paix soit sur lui) se rendit compte qu’il devait dire ces mots dans le ventre du poisson, il dit : ‘O Allah ! Il n’y a point de divinité en dehors de Toi, Tu es glorifié ! Je suis certes parmi les malfaisants’. Cette prière apparut sous le Trône Divin. Les anges dirent : ‘O Seigneur ! C’est une voix familière faible qui vient d’une terre étrange’. Allah dit :’Vous ne le savez pas ?’ Ils dirent : ‘Non, O Seigneur qui est-il ?’ Allah dit : ‘C’est mon serviteur Jonas’. Les anges dirent : ‘Ton serviteur Jonas duquel monte, chaque jour auprès de Toi, une prière exaucée ou une action acceptée ?’ Ensuite, ils dirent : ‘O Seigneur ! Est-ce que Tu ne vas pas octroyer Ta pitié sur lui pour ce qu’il avait fait dans son temps d’aisance, et le sauver de cette détresse ?’ Allah dit : ‘Oui’. Il commanda alors le poisson, et ce dernier le jeta sur le rivage ».

(Rapporté par Ibn Jarîr de Yoûnous d’Ibn Wahb).

Ibn Abi Hâtim avance que Sakhr ibn Abi Ziyâd dit : ‘Ibn Kousait m’a informé, alors que je disais ce Hadith, qu’il avait entendu Abû Hourayra (qu’Allah soit satisfait de lui) dire : « Jonas était jeté nu sur un rivage, ensuite Allah fit pousser la plante courge au-dessus de lui.» Nous dîmes : « O Abû Hourayra ! Quelle est la plante courge ? » Il répondit : « Les plantes qui s’étendent comme une gourde.» Abû Hourayra dit : « Et Allah dirigea des chèvres sauvages qui mangeaient les insectes. Jonas buvait de leur lait chaque jour.»

Allah le Tout-puissant dit : {Ainsi, Nous le jetâmes sur la terre nue}. Le terme arabe Arâ’ fut traduit pour signifier la terre stérile où il n’y a aucune plante ou arbre, {… indisposé qu’il était} c'est-à-dire qu’il était de corps très faible.
Ibn Mas’oud dit : « Comme un poussin qui n’avait aucune plume ». Ibn Abbâs et As-Souddi dirent : « Comme un bébé lorsqu’il naît.»

{Et Nous fîmes pousser au-dessus de lui un plant courge}. Il est dit que la courge fait partie de la gourde. Quelques savants disent qu’il y a une sagesse en faisant pousser une telle plante, parce que ses feuilles sont douces, abondantes et fournissent une ombre froide. Les mouches n’y parviennent pas, et ses fruits peuvent être consommés depuis sa germination jusqu'à ce qu’ils deviennent mûrs, cuits ou crus, avec sa peau et ses semences. Elle a beaucoup d’avantages pour le corps et le cerveau.

Nous avons déjà appris au sujet de chèvres sauvages qui lui vinrent et il buvait leur lait. Tout provenait de la pitié d’Allah sur lui, et c’était pourquoi Il dit :


« Nous l'exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants. »

Sourate 21 : ‘Les prophètes’ – verset 88


C’est ainsi que Nous répondons à quiconque Nous appelle et Nous implore (Notre refuge).

Ibn Jarîr rapporta que Saad ibn Abi Wakkâs dit : « J’ai entendu le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire :

« Le Nom d’Allah qu'avec lequel si vous suppliez Allah, Il acceptera votre prière ; et si vous lui demandez par ce Nom, Il vous donnera est la supplication de Jonas ».

Je dis : ‘O Messager d’Allah ! Concerne telle Jonas seulement, ou est-ce que tout musulman peut l’utiliser ? »

Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit :

« Elle concernait Jonas seulement, mais chaque musulman peut l’utiliser dans ses prières. N’avez-vous pas entendu les propos d’Allah qui disent : « Puis il fit, dans les ténèbres, l'appel que voici: "Pas de divinité à part Toi! Pureté à Toi! J'ai été vraiment du nombre des injustes".Nous l'exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants. »

Sourate 21 : ‘Les prophètes’ – versets 87 et 88


Il est aussi rapporté que Saad ibn Abi Wakkâs (Qu’Allah soit satisfait de lui) dit : « Je suis passé à coté de Uthmân ibn Affân alors qu’il s’asseyait dans la mosquée. Je l’ai salué mais il a baissé ses yeux et n’a pas répondu à ma salutation. Alors, je me suis rendu auprès du Calife Omar ibn Al-Khattâb et je lui ai dit : « O chef des croyants ! Est-il arrivé une chose à l’Islam ? » Il m’a interrogé sur la raison de ma question. J’ai dit : « Rien ! J’ai salué Uthmân dans la mosquée, mais il a baissé ses yeux et ne m’a pas répondu. Alors Omar appela Uthmân et lui dit : « Pourquoi n’as-tu pas répondu à la salutation de ton frère ? » Uthmân dit : « Je ne l’ai fait ! » Saad dit : « Mais si ». Alors Uthmân jura et j’ai juré aussi. Ensuite, Uthmân se souvint et dit : « J’implore le pardon d’Allah et je me repens. Tu viens juste de passer à coté de moi alors que j’essayais de me rappeler des mots que j’ai entendus du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Pendant que j’essayais de me rappeler, mes yeux et mon cœur étaient couverts d’un voile. »

Saad dit : « Je vous le cite, le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) nous parla de la première prière, et un bédouin arriva et préoccupa le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Ensuite le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se leva et je le suivis. Quand je craignis que le Prophète entre à la maison, j’ai frappé de mes pieds sur la terre derrière lui pour attirer son attention. Le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) tourna et me dit : « qui est-ce ? Abû Ishâq ? » J’ai dit : « Oui, O Messager d’Allah.». Il me dit : « Qu’est-ce que tu veux ? » J’ai dit : « Rien ! O prophète d’Allah, excepté ce que tu nous as parlé sur la première prière, et le bédouin vint et te préoccupa.» Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit :


« Oui, cet appel était l’appel de Jonas à l’intérieur du poisson : « pas de divinité à par Toi. Pureté à Toi ! J’ai été vraiment du nombre des injustes ». Aucun musulman n’invoque Allah avec cet appel sans qu’Allah n’exauce son invocation.»


L’EXCELLENCE DE JONAS

Allah le Tout-Puissant dit :

« Jonas était certes, du nombre des Messagers.»

Sourate 37 : ‘Les rangés’ – verset139

Allah l’a cité parmi les prophètes et les messagers dans la sourate 4 : les femmes et dans la sourate 6 : les bestiaux. L’imam Ahmed rapporta que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) dit :

« Il n’incombe à personne de dire qu’il est meilleur que Jonas.»


Abû Hourayra (qu’Allah soit satisfait de lui) raconta l’histoire d’un musulman qui gifla le visage d’un juif, quand ce dernier dit : « Par celui qui a choisi Moise sur toutes les créatures.»Et à la fin de cette histoire al-Boukhârî dit : « …et je ne dis pas que tel ou tel est meilleur que Jonas.» ( al-Boukhâri et Muslim)
Ce Hadith soutient le Hadith précédent rapporté par Imam Ahmad. Il y a un autre récit qui dit :


« Il n’incombe à personne de dire qu’il est meilleur que Jonas.»


Il est rapporté dans un autre Hadith :


« Ne me préférez pas aux autres prophètes, ni à Jonas non plus. »

C’était l’humble caractère de notre prophète qu’il exprime par respect à l’égard des autres prophètes, que la paix soit sur eux tous.
  • Auteur : Ibn Kathir
  • Révisé par l'association Aux Sources de l'Islam
  • Extrait du livre " HISTOIRES DES PROPHETES" Édition Darussalam
  • (Il est vivement conseillé aux frères, et sœurs de se le procurer.)
  • Source : Sourceislam.com

L’histoire d’Ezra

Ibn Asâkir dit : Il était Uzayr ibn Jarwah. Il est aussi dit qu’il était ibn Sourique ibn Adya ibn Job ibn Darzna ibn Adi ibn Taqi ibn Asbu ibn phinehas ibn Eléazar ibn Aaron . Selon Abdillâh ibn Salâm, Ozair était l’homme qu’Allah a fait mourir cent ans, puis il l’a ressuscité.

Is’hâk ibn Bichr rapporta sur l’autorité d’Ibn Abbâs et beaucoup d’autres qu’Ezra était un homme pieux et sage. Un jour, il alla inspecter l’une de ses propriétés. En revenant chez lui, il passa à côté d’un endroit en ruines. C’était à midi, et la chaleur était intense. Il entra dans les ruines sur son âne, et quand il trouva une ombre fraîche, il descendit. Il avait avec lui un panier de figues et un autre de raisins ; il mit du pain sec dans le jus et le pain fut humidifié et bien servi. Il mangea sa nourriture et se coucha sur son dos en calant ses jambes sur un mur. Tout en contemplant les toits et les ruines de cet endroit, il dit :

« Comment Allah va-t-il redonner la vie à celui-ci après sa mort ? »

Sourate 2 : ‘ La vache ‘ – verset 259

Ce qu’il dit n’était pas hors de doute en la capacité d’Allah, il le dit hors de curiosité. Alors, Allah lui envoya l’ange de mort, qui prit son âme et le fit mourir. Il resta mort pendant cent ans.

Les Israélites étaient pendant cette période dans un enfer de turbulence et de changements. Quand cent années furent écoulées, Allah envoya un ange à Ezra qui lui ranima le cœur pour pouvoir comprendre, ses yeux pour pouvoir regarder l’avènement des choses autour de lui, et il pourra ainsi voir comment Allah ranime la vie morte. Ensuite, Allah assembla les os et la chair de son propre corps alors qu’il se regardait. Ensuite, il créa les cheveux et une peau, puis il lui inspira son âme.
Ezra se redressa. L’ange lui dit : « combien de temps es-tu resté en sommeil ? »
Il répondit : « Un jour, ou plutôt une partie d’un jour ! » Il pensa ainsi, parce que quand il avait voulu dormir, c’était à midi, et quand il se réveilla, il était le moment du coucher de soleil. L’ange lui dit : « En réalité, tu es resté dans ton sommeil pendant cent années. Regarde ta nourriture et ta boisson, le pain sec et le jus de raisins que tu as pressé dans la tasse, qui sont restés inaltérés.»

« Regarde ta nourriture et ta boisson, rien ne s’est gâté »

Sourate 2 : ‘ La vache ‘ – verset 259


Ni les figues ni les raisins n’ont changé. Quand il vit tout cela, il sentit le doute en ce que l’ange lui disait. L’ange lui dit alors :
« Regarde ton âne mort, tu pourrais voir ses os ». Ensuite, l’ange appela ces os pour se rassembler. Ils commencèrent à venir de tous les lieux où ils étaient éparpillés. L’ange les joignit ensemble, puis il les vêtit de chair et de muscles. Ensuite, poussèrent sur eux des cheveux et une peau. L’ange lui inspira et l’âne se mit debout devant lui.

Ensuite, Ezra monta à dos de son âne, jusqu’à ce qu’il arriva à son voisinage, mais personne ne put le reconnaître, et il ne put reconnaître personne non plus. Il retourna à sa maison en étant confondu dans ses pensées. Il trouva une vieille dame qui était aveugle et infirme et qui avait plus de cent vingt ans. Cette dame était sa domestique. Quand Ezra avait quitté la maison, elle avait vingt ans. Ezra lui dit : « O toi vieille dame ! Cette maison est-elle celle d’Ezra ? » Elle répondit : « Oui, c’est la maison d’Ezra », et elle commença à pleurer. Puis elle dit : « Depuis longtemps, je n’ai pas vu quelqu'un qui me fait rappeler d’Ezra. Les gens l’ont oublié. » Ezra dit : « Je suis Ezra.»
Elle dit : « Ezra était un homme dont Allah exauçait les prières, il guérissait, par sa prière, les malades quelle que soit la maladie dont ils étaient affligés. Aors implore Allah afin qu’il me rende ma vue pour pouvoir te voir. Si tu es Ezra, je te reconnaîtrais.»

Alors, Ezra implora Allah et passa sa main sur ses yeux qui devinrent sains. Il lui tint la main et lui dit : « Lève-toi par l’autorisation d’Allah.» Elle se leva et marcha et devint saine.
Elle le vit et dit : « Je témoigne que tu es Ezra.»
Elle alla aux Israélites qui étaient rassemblés dans leurs clubs et assemblées, à un fils d’Ezra qui avait cent dix-huit ans et à ses petits fils. Elle les appela en disant : « Ezra est revenu.» Mais ils ne purent la croire. Elle leur dit : « Je suis votre domestique, et Ezra a prié pour moi, et je suis guéri, et je ne suis plus aveugle ou infirme.» Ezra prétendit qu’Allah l’avait fait mourir une durée de cent ans et lui redonna la vie. Les gens se dépêchèrent vers lui, et se rendirent autour de lui. Son fils dit : « Mon père avait une taupe noire entre ses épaules » Alors, Ezra découvrit ses épaules, et la taupe noire apparut. Les Israélites dirent : « Il n’y avait personne parmi nous qui aurait pu mémoriser la Torah comme Ezra. Nabuchodonosor a brûlé la Torah, et rien n’est resté que ce que les gens ont mémorisé.» Ils demandèrent qu’il l’écrive pour eux. Le père d’Ezra avait caché une copie de la Torah dans un endroit que personne ne savait sauf Ezra. Il alla avec eux à cet endroit et fit sortir la Torah. Ses pages étaient pourries et les écritures étaient fades.
Ezra s’assit sous l’ombre d’un arbre avec les Israélites qui l’entouraient. Il est dit que deux flammes descendirent du ciel et entrèrent dans sa poitrine, et ainsi il se rappela la Torah et il l’écrivit pour eux. C’est pourquoi les Israélites prétendirent qu'Ezra était le fils d’Allah.
Ibn Abbas dit :

« Et pour faire de toi un signe pour les gens »

Sourate 2 : ‘ La vache ‘ – verset 259

signifie pour les Israélites, parce que ses fils étaient plus vieux que lui en apparence. En effet, quand il mourut, il n’avait que quarante ans, et quand il fut ressuscité après cent ans, il fut ressuscité dans l’apparence d’un homme jeune.

Ce qui est bien connu est qu’Ezra était un prophète israélite et qu’il vécut dans la période entre Salomon et Zacharie. Allah lui avait inspiré la Torah quand personne de ceux qui la savaient n’était vivant. Wahb ibn Mounabbih dit : « Allah ordonna un ange de descendre avec une flamme de lumière et la mettre à l’intérieur d’Ezra, et ainsi il récrivit la Torah lettre par lettre telle qu’elle avait été révélée la première fois.

Ibn Asâkir rapporta d’Ibn Abbâs qu’il interrogea Abdallah ibn Salâm au sujet de ce verset :


« Les juifs dirent : ‹ Uzayr est fils d’Allah › »

Sourate 9 : ‘ Le repentir ‘ – verset 30


Pourquoi ont-ils dit cela ? Ibn Salâm lui raconta l’histoire d’Ezra et comment il récrivit la Torah de mémoire, pour eux. Les Israélites dirent : « Moïse ne put nous apporter la Torah que dans un livre, mais Ezra nous l’a apportée sans livre », et ainsi quelques Israélites prétendirent qu’il était le fils d’Allah.
C’est la raison pour laquelle beaucoup d’Ulémas musulmans disent que la chaîne de la Torah s’est rompue dans le temps d’Ezra.
Il est raconté qu’al-Hasan dit : « Ezra et Nabuchodonosor étaient dans la même période du temps. »

Il est rapporté dans un Hadith que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit :

« La personne la plus proche à Jésus c’est moi, il n’y avait aucun prophète entre moi et lui. »

Rapporté par al-Boukhârî


Wahb ibn Mounabbih dit : « Il était entre Salomon et Jésus. »

Abu Hourayra rapporta que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit :

« L’un des prophètes s’assit sous un arbre, et une fourmi l’a mordu. Alors, il ordonna qu’elle soit sortie. Ensuite, il ordonna que sa niche soit brûlée par le feu. Allah lui révéla : « Si tu va le faire, pourquoi ne brûles-tu pas une seule fourmi » (c’est à dire pourquoi brûles-tu toutes les fourmis) »

Ibn Abbâs et Al-Hasan al-Basri dirent qu’il était Ezra (Uzayr).

  • Ecrit par le savant Ibn Kathir
  • Extrait du livre " HISTOIRES DES PROPHETES ".
  • Edition DARUSSALAM
  • (Il est vivement conseillé aux frères, et sœurs de se le procurer.)
  • Source : Islamsource.com

Le prophète Shu’aib

Au nom d’Allah, le Très-Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux, c’est de Lui dont nous recherchons l’aide !

Allah évoque l’histoire du prophète Shu’aïb dans plusieurs passages de Son Livre. Ce dernier fut envoyé au peuple de Madian. Le Coran nous apprend notamment :

(le peuple des vergers traita les Messagers de menteurs.).[1]

Selon la plupart des exégètes, il s’agirait des habitants de Madian bien que d’autres estiment que le Coran relate en fait deux histoires différentes.

Or, le Verset suivant nous présente l’un des épisodes de l’histoire de Mûsâ en ces termes :

(Et lorsqu’il atteignit les sources de Madian, il y trouva un groupe de gens qui y puisait de l’eau. Il y trouva également deux femmes à l’écart qui retenaient leurs moutons. Il leur demanda : « Que vous arrive-t-il ? »… ).[2]

Moïse s’en tint au plus long des deux termes qui lui furent proposés, mais rien n’indique dans ce passage que le vieillard en question était Shu’aïb (u) ou encore un prophète. Les anciennes écritures juives et chrétiennes ne précisent pas que cet homme était un prophète et il ne nous est rapporté d’aucun Compagnon –que ce soit ibn ‘Abbâs ou un autre – que le beau-père de Mûsâ était le prophète Shu’aïb. Les annales provenant de ces derniers affirment plutôt que Shu’aïb et le vieillard de Madian étaient deux personnes différentes.

Dans son exégèse, Sunaïd ibn Dâwûd, l’un des Sheïkh d’el Bukhârî, rapporte selon ibn ‘Abbâs que l’homme dans l’histoire de Moïse s’appelait Yathrâ. El Hajjâj et d’autres spécialistes l’épellent ainsi : Yathrûn. Shu’aïb el Jubbâî affirme dans ce registre : « Les deux jeunes filles se prénommaient Laïyâ et Saghûra.[3] Musâ s’est marié à Saghûra fille de Yathrûn, le prêtre de Madian ; un prêtre était le titre désigné au savant. D’après une certaine version, selon ibn ‘Abbâs, ce dernier s’appelait Yathrûn ou Yathrâ. »

Pour ibn Jarîr (e-Tabarî), l’une des deux filles se prénommait Laïya ou peut-être Sharfâ, et l’autre portait le nom de Saghûra. Quant à leur père, il règne une certaine divergence sur son identité. Certains avancent qu’il s’appelait Yathrûn. Yathrûn était le nom du vieillard qui a loué les services du fils adoptif de Pharaon ; il était le cousin de Shu’aïb. Abû ‘Ubaïda affirme que Yathrûn était le cousin du Prophète Shu’aïb (r). D’autres exégètes, tels qu’il est rapporté notamment par ibn ‘Abbâs, le dénommaient Yathrâ.

El Hasan fait le commentaire suivant : « Certains savants présument qu’il s’agit du prophète Shu’aïb, mais en réalité il fut simplement le seigneur du puits à cette époque. » Pour ibn Jarîr, il n’est pas possible d’accéder à une telle information si ce n’est par l’intermédiaire de la révélation et dans le cas présent, il n’y a aucune information à ce sujet. Ainsi, les différents ouvrages de Tafsîr (exégèses) rapportent par le biais de chaînes narratives, le savoir venant du Prophète et des Successeurs ; aucun d’entre eux n’informe, que l’homme dont il est fait mention dans l’histoire de Mûsû serait le Prophète Shu’aïb. Par contre, ils nous offrent par le biais d’un certain nombre de chaînes narratives certifiées, les paroles d’el Hasan el Basrî précédemment citées. Elles répondent en fait à ceux qui penseraient le contraire. E-Tha’labî certes assume effectivement le contraire, mais il ne faut pas tenir compte de ses dires, car ce dernier recense tout et n’importe quoi. Ainsi, prétendre qu’il s’agit de Shu’aïb, c’est parler de ce dont on ignore, mais aussi revient à parler avec aucune information sur le sujet provenant du Prophète, des Compagnons, ou des savants musulmans de référence. En outre, une telle allégation va à l’encontre des annales certifiées qui remontent à ibn ‘Abbâs et à el Hasan el Basrî. Sans compter qu’elles vont à l’encontre des détails sur la question fournie par les « gens du Livre », qui démentent à l’unanimité qu’il puisse s’agir de Shu’aïb. La Thora et l’Évangile parlent d’un certain Yathrûn qui ne correspond pas au prophète de Madian évoqué dans les anciennes écritures.

Plus d’un savant mentionne que Shu’aïb était d’origine arabe. Il existe même sur la question un certain Hadith qui remonte au Messager d’Allah. D’après Abû Hâtim et d’autres compilateurs en effet, Shu’aïb était un arabe tout comme Hûd et Sâlih, tandis que Moïse était hébreu ; ils ne parlaient donc pas la même langue. Le Texte du Coran formule pourtant que le prophète hébreu s’est adressé aux deux jeunes filles et à leur père sans l’intervention d’un traducteur. S’il a pu régner un amalgame, c’est en raison de la présence à Madian de deux personnes différentes dans le Coran ; Shu’aïb et le beau-père de Mûsâ en l’occurrence. Le Coran nous enseigne notamment qu’Allah a décimé le peuple de Shu’aïb, par un châtiment du ciel. Dès lors, il n’y avait plus d’habitants à Madian. Shu’aïb ne pouvait rester seul dans un endroit désert. Certains savants avancent qu’une fois leurs peuples décimés, les prophètes venaient finir leurs jours à la Mecque. shu’aïb, Hûd, et bien d’autres auraient leur tombe dans les Lieux saints.

Or, à l’époque de Mûsa, Madian était habité par son futur beau-père. Il ne s’agissait pas des habitants des lieux dont le Coran fait mention dans l’histoire de Shu’aïb. Même selon l’hypothèse que Shu’aïb était simplement le cousin du gendre de Moïse, il n’existe aucune annale certifiée pour l’appuyer. Il n’est pas possible d’opposer ce genre d’hypothèses aux paroles certifiées d’ibn ‘Abbâs sur la question. Toutes les annales qui présument que Shu’aïb, le vieil homme, ou encore Jibrîl auraient offert le fameux bâton de Mûsâ, n’ont aucune origine textuelle. Abû Bakr –je pense qu’il s’agit d’el Hadhalî – est l’auteur des paroles suivantes : « J’ai interrogé ‘Ikrima au sujet du bâton de Mûsâ, il m’a répondu qu’Âdam l’avait dans les mains lorsqu’il fut chassé du Paradis. Jibrîl l’aurait pris par la suite pour le remettre à Moïse, lors d’une rencontre au cours d’une certaine nuit. » E-Suddî relate pour sa part, dans son fameux Tafsîr, que le vieillard de Madian ordonna à ses filles de demander à Mûsâ de ramener un bâton. Un ange ayant pris forme humaine lui en aurait confié un, etc. il aurait eu une dispute avec son beau-père et les deux hommes auraient demandé à un tiers d’arbitrer en eux ; Mûsa contrairement à son beau-père, en aurait supporté le jugement (ou aurait été capable de porter le bâton NDT) et qu’il était plus à même de respecter ses engagements.

Si Shu’aïb avait été cet homme, il ne serait pas entré en conflit avec Moïse, il n’aurait pas regretté de lui avoir donné…, et il n’aurait pas cherché un arbitre entre eux. Par ailleurs, avant son avènement, Mûsâ ne pouvait pas être plus loyal qu’un prophète, car si Shu’aïb était prophète, cela n’était pas encore le cas pour lui. Il ne pouvait être meilleur qu’un prophète avant de recevoir lui-même la révélation. Zaïd souligne certes qu’il était déjà connu que Mûsâ serait un prophète, mais dans l’hypothèse ou ses paroles soient fondées, cela ne prouve rien. Les prêtres et les moines en effet avaient à leur savoir certains signes précurseurs à la prophétie. Ils étaient capables d’annoncer l’avènement éventuel d’un prophète avant sa venue effective, mais certes Allah est plus savant !

Il est répandu certes chez bon nombre de gens auxquels il échappe les subtilités du savoir et les moyens textuels et rationnels de fonder des preuves, que Moïse était le gendre de Shu’aïb. Cependant, il serait irraisonnable de se fier à ce genre de jugement. Cette opinion est tout au plus rapportée par certains savants, mais le fait est que d’autres savants s’y opposent ; en cela, elle ne fait pas plus autorité que la leur. Il incombe donc de soumettre cette divergence aux preuves (tant textuelles que rationnelles). Dans cet ordre, certaines gens assument que les deux messagers évoqués dans la Surate Yâsîn comptent parmi les apôtres du Messie. Habîb le charpentier aurait cru en eux, mais l’élite des savants musulmans ou même les « gens du Livre » considèrent ces fables comme complètement aberrantes. Allah nous enseigne en effet que les habitants de cette cité où ces messagers se sont rendus ont goûté à la Colère céleste, dans le verset suivant :

(Si ce n’est un Cri, et les voilà éteints (morts).).[4]

Antioche est la première cité, après l’élévation du Messie, qui a vu ses habitants sont convertir à la religion chrétienne, suite au prêche de deux des Apôtres. Après cette période, aucun châtiment ne s’est abattu sur eux, à l’unanimité des musulmans et des « gens du Livre ». Comment est-il permis d’avancer dès lors, que les deux messagers auxquels fait allusion le Coran étaient les messagers du Christ !

Par ailleurs, au début de l’ère chrétienne deux apôtres se sont bien rendus à Antioche, comme le reconnaissent les chrétiens eux-mêmes. Or, à cette époque Habîb le charpentier était déjà mort. Les deux messagers en question dans le Coran vécurent avant l’époque de Jésus. La cité dont certains disent que c’était Antioche, et où ils se trouvaient a été anéantie par le châtiment. Quant à Habîb, il a cru à ces deux fameux messagers. Antioche fut construite (ou reconstruite) par la suite. C’est dans cette ville où les deux Apôtres de Jésus se sont rendus pour faire leur prêche. Il faut savoir que les Apôtres ne sont pas des messagers d’Allah pour les musulmans. Ils étaient les messagers du Christ comme les Compagnons étaient les messagers du Prophète (r). Dire que ces deux messagers étaient des apôtres, c’est offrir un argument aux chrétiens auquel il serait difficile (à l’auteur d’une telle parole) de répondre convenablement. Nous avons développé dans notre réfutation aux chrétiens que les Apôtres n’étaient pas des messagers contrairement aux chrétiens qui les considèrent comme des messagers au même titre, voire ayant plus de valeur, qu’Abraham et Moïse ; ce qui pour les musulmans est une impiété. Nous avons ainsi exposé les idées égarées des chrétiens.

Enfin, les louanges reviennent à Allah uniquement ! Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Maître Mohammed ainsi que sur sa famille et ses compagnons !

  • Ecrit par Sheïkh el Islam ibn Taïmiya (Jâmi’ e-Rasâil (1/61-66)
  • Traduit par Karim ZENTICI
  • Relu par l'association Aux Sources de l'Islam

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[1] Les poètes ; 176

[2] Les récits ; 23

[3] Dans les Tafsîr d’E-Tabarî et d’ibn Kathîr, elle s’appelle Sâfûrâ.

[4] Yâsîn ; 29


Source : Sourceislam.com

L'histoire de Job

Ibn Ishaq dit : Job était un Romain, et il était Job ibn Moss ibn Razeh ibn Esaü ibn Isaac ibn Abraham.
D’autres dirent qu’il était : Job ibn Moss ibn Rawel ibn Esaü ibn Isaac ibn Abraham.
Ibn Asâkir dit que sa mère était la fille de Loth. Il est aussi avancé que son père était l’un de ceux qui crurent en Abraham le jour où il fut jeté dans le feu et il ne fut pas brûlé.

Cependant, la première opinion paraît être correcte, parce qu’il était de la progéniture d’Abraham, comme le dit Allah :

« Et parmi la descendance (d’Abraham) (ou de Noé), David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. »

Sourate 6 : ‘ Les bestiaux ’-verset 84

Il est l’un des prophètes qui on reçu des révélations d’Allah, comme le dit Allah le Tout-puissant dans la sourate ‘ les femmes ’ :


« Nous t’avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job... »

Sourate 4 : ‘ Les femmes ’-verset 163

Ainsi, il paraît plus authentique de dire qu’il était de la progéniture d’Esaü ibn Isaac. Le nom de sa femme était Lia bint Jacob. Une autre opinion dit que sa femme était Rahmah bint Ephraïm. Il est dit aussi qu’elle était Lia bint Manasseh ibn Jacob.

Allah le Tout-Puissant dit :

« Et Job, quand il implora son Seigneur : "Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux ! * Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait, lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs. »

Sourate 21 : ‘ Les prophètes ’-versets 83, 84

Allah dit :

« Et rappelle-toi Job, Notre serviteur, lorsqu’il appela son Seigneur: "Le Diable m’a infligé détresse et souffrance". * Frappe (la terre) de ton pied: voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi boire. * Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse, comme une miséricorde de Notre part et comme un rappel pour les gens doués d'intelligence.* "Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela. Et ne viole pas ton serment". Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur! Sans cesse il se repentait. »

Sourate 38: ‘ Sad ’- versets 41, 42,43, 44

L’ÉPREUVE DE JOB

Les exégètes et les historiens disent que Job était un homme riche qui possédait tous les genres de biens. Il possédait un immense bétail, des moutons, des esclaves et des domestiques ; il possédait aussi de vastes terrains et avait beaucoup d’enfants.


Toutes ces propriétés disparurent. Il fut, en plus, infligé dans son corps de différents genres de maladies, au point qu’aucun membre ou partie de son corps n’était sain, à l’exception de son cœur et sa langue avec lesquels il invoquait Allah. Il demeura malade et croyant en la Pitié d’Allah.
Ses maladies continuèrent si longtemps que même ses amis l’ont abandonné, et que même ses parents l’ont délaissé. Il fut expulsé de sa ville et exilé sur une colline. Hormis sa femme, personne n’exprima la moindre compassion envers lui. Elle prit en charge ses droits sur elle, et se souvint de leur bon temps ensemble. Elle l’aidait dans ses besoins quotidiens qu’il ne pouvait faire sans son aide. Elle était si affligée et si dépourvue qu’elle commença à travailler pour avoir un salaire, et de quoi manger et nourrir son mari. Qu’Allah les agrée. Elle patienta auprès de son mari pendant leur pauvreté, leurs propriétés et leurs enfants.
Dans un Hadith authentique, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit :

« Les plus éprouvés des gens sont les prophètes, puis les vertueux, et puis ceux de moins en moins. »

Il dit aussi :

« L’homme est mis à l’épreuve selon la vigueur de sa religion. S’il est fort dans sa religion, son épreuve sera plus dure. »

(Mousnad Ahmed)

Cependant, toutes ces épreuves ne faisaient qu’accroître la religion de Job, sa patience, sa gloire et sa gratitude à Allah, dans l’attente de Ses récompenses hors de son épreuve. Sa patience était exemplaire.
Dans la Bible, il y a un compte détaillé de l’adversité et des souffrances qui ont frappé Job. Elle explique comment sa richesse et ses propriétés avaient disparu l’une après l’autre. Cependant, Allah a le meilleur savoir au sujet de ce qui lui était arrivé.
Moujâhid dit que le prophète Job était d’abord affligé par la petite vérole.

Combien de temps a-t-il souffert de ses maladies et adversités ? Il y a plus qu’une opinion.

Wahb ibn Mounabbih dit qu’il a souffert pendant trois ans exactement.

Anas dit qu’il a demeuré dans cette situation douloureuse sept ans et quelques mois environ. Il fut exilé sur une colline jusqu’à ce qu’Allah le sauva de ses souffrances et lui donna la plus grande récompense pour la patience. Houmaid dit : Il a souffert dix-huit ans environ.

As–Souddi dit que sa chair tombait de son corps, et rien ne resta que ses os et ses muscles. Sa femme apportait des cendres et les mettait sous son corps. Elle lui dit de nombreuses fois : « Job ! Si tu supplies ton Seigneur, Il peut te sauver de cette souffrance.» Il répondait : « J’ai vécu soixante-dix ans en étant sain, ne pourrais-je pas supporter cette souffrance pour une même durée ? » Quand elle fut agacée de cette réponse, elle commença à travailler pour gagner un salaire et se quoi manger et nourrir son mari Job.


Les gens arrêtèrent de l’employer pour ne pas être infecté par ses maladies ou mis à la même épreuve. Quand elle n’a trouvé personne pour lui accorder un travail, elle se rendit chez une fille riche et lui vendit une de ses nattes de cheveux pour avoir de la nourriture. Quand elle revint à Job avec la nourriture, il l’interrogea d’où elle l’avait obtenue tout en exprimant sa désapprobation. Elle dit : « J’ai fourni mon service aux gens.» Quand arriva le jour suivant, elle ne trouva personne qui pourrait lui accorder un travail, elle vendit une autre natte pour avoir de la nourriture et l’apporta à Job. Job refusa d’en manger, et jura de ne pas en manger si elle ne lui dit pas d’où elle avait obtenu cette nourriture. Alors, elle enleva son écharpe de sa tête. Quand Job vit sa tête rasée, il fit cette prière :

« "Le mal m'a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux ! " »

Sourate 21: ‘ Les prophètes ’- versets 83

Ibn Abi Hâtim rapporta que Abdoullâh ibn Obaid ibn Omair dit : Job avait deux frères. Ils se rendirent un jour chez lui, mais ils ne purent pas s’approcher de lui à cause de son odeur répugnante, ainsi ils restèrent loin de lui. L’un d’eux dit à l’autre : « Si Allah savait du bien en Job, Il ne l’aurait pas mis à cette épreuve. » Quand Job entendit ceci, il devint plus fâché d’eux que jamais. Il dit : « O Allah ! Si tu savais que je n’ai jamais passé une nuit en étant si rassasié si j’avais su qu’il y avait un seul affamé cette nuit-là, alors approuve-moi.» Une voix vint du ciel et confirma sa véracité, et ses deux frères l’entendirent. Ensuite Job dit : « O Allah ! Si Tu sais que je n’ai jamais porté une chemise si je savais qu’il y avait des gens sans vêtements, alors approuve-moi.» Une voix vint du ciel confirmant sa véracité, et ils l’entendirent. Job dit encore une fois : « O Allah ! Je demande de Ton Honneur», et il se prosterna en disant : « O Allah ! Par Ton Honneur, je ne soulèverai plus ma tête jusqu’à ce que Tu me sauves de ma souffrance», et il souleva sa tête tout en étant en bonne santé.

Soulagement de la souffrance

Ibn Abi Hâtim rapporta que Abdoullâh ibn Abbâs dit : « Allah le vêtit d’une robe du paradis, et il alla de côté et s’assit dans un coin. Sa femme revint et ne put pas le reconnaître. Elle dit : « O serviteur d’Allah ! Où est allé l’homme affligé qui était ici ? J’ai peur que des chiens ou des loups l’aient mangé. » Elle ne cessa de lui parler un bon moment. Ensuite, Il lui dit : « Qu’est-ce qui t’arrive, je suis Job ! » Elle dit : « Pourquoi te moques-tu de moi ? » Il dit : « Je suis effectivement Job, Allah m’a rendu ma santé.»
Ibn Abbâs dit : « Allah lui rendit aussi sa richesse et ses enfants, et les a doublés pour lui. »
Wahb ibn Mounabbih dit : « Allah lui révéla : « Je t’ai rendu ta famille et ta richesse en double. Alors, lave-toi de cette eau, en cela est une cure pour toi, et offre un sacrifice de la part de tes compagnons et implore le pardon pour eux, parce qu’ils m’ont désobéi à ton sujet.»
Ibn Abi Hâtim rapporta d’Abû Hourayra que le Prophète (que le paix et le salut soient sur lui) dit :
« Quand Allah délivra Job de sa détresse, il fit pleuvoir sur lui des criquets en or. Job commença à les amasser de ses mains et les mettre dans ses vêtements. On lui dit : O Job ! Ne t’assouvis-tu jamais ? Il dit : O Seigneur ! Qui se sentit-il assouvi de Ta Pitié ? » (Mousnad Ahmad).
L’imam Ahmed rapporta d’Abû Hourayra que le Prophète( que le paix et le salut soient sur lui) dit :


« Pendant que Job se baignait en étant nu, un grand nombre de criquets en or tomba sur lui. Il commença à les mettre dans ses vêtements. Son Seigneur l’appela : ’O Job ! Ne t’ai-je pas donné assez de ce que tu ramasses ? Job dit :’ Oui mon Seigneur, mais je ne me passe point de ta bénédiction. »

(Mousnad Ahmad)

« Frappe [la terre] de ton pied »

Sourate 38: ‘ Sad ’ -verset 42

Cela veut dire que tu frappes le sol avec ta jambe. Il fit ce qu’Allah avait commandé de faire. Allah fit jaillir une source froide, et l’ordonna de s’en laver et d’en boire. Ainsi, Allah dégagea sa souffrance, sa peine, les maladies de son corps, et Il fit un homme saint et beau. Allah lui donna aussi un tas de richesse si énorme et si abondante de sorte qu’elle pleuvait dans la forme de criquets en or.
Allah lui rendit aussi sa famille, Il dit dans le verset (21:84)

« Nous lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux »


Il est dit qu’Allah a même ressuscité ses enfants. Il est aussi avancé qu’Allah lui a donné d’autres enfants au lieu de ceux qui étaient morts, et dans l'au-delà Allah les rassemblera tous ensemble.
« Par miséricorde de Notre part ». Nous avons enlevé sa souffrance et l’avons sauvé de ses douleurs et de l’épreuve de part Notre Pitié et Notre Grâce.
« et en tant que rappel aux adorateurs.»
La situation critique et l’exemple de Job sont une leçon pour tous ceux qui sont affligés dans leur corps, leurs biens ou leurs familles. On doit suivre l’exemple de Job, si on est affligé par une adversité quelconque.
Job vécut après sa détresse soixante-dix ans dans le territoire des Romains, tout en prêchant la religion d’Allah, mais après sa mort ils ont altéré encore une fois leur religion.

« "Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela. Et ne viole pas ton serment". Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. »

Sourate 38: ‘ Sad ’-verset 44

Dans ces Versets, Allah parle de Sa Pitié sur Job. Job avait juré qu’il fouetterait sa femme cent fois. Il est dit qu’il a juré de le faire pour motif de sa vente de ses tresses de cheveux. Dans une autre opinion, il est dit que Satan lui vint dans l’apparence d’un médecin et lui prescrit quelques médecines pour Job. Elle informa Job à son sujet, mais Job savait qu’il était Satan, ainsi il jura qu’il la fouetterait cent fois. Ainsi un seul coup monterait à cent, et il aurait honoré son serment. C’était un autre soulagement pour lui, en particulier dans le cas de sa femme qui avait pris soin de lui si patiemment, une femme de piété et de droiture. Qu’Allah l’agrée dans Sa miséricorde.

Ibn Jarîr et d’autres historiens ont cité qu’au moment de sa mort, Job avait quatre-vingt-treize ans. Aussi, il est dit qu’il vécut plus que cela.

Il a confié sa mission prophétique à son fils Haumal, ensuite à son autre fils Bichr que beaucoup de gens considèrent pour être Dhoul al-Kifl.

  • Auteur : Ibn Kathir
  • Révisé par l'association Aux Sources de l'Islam
  • Extrait du livre " HISTOIRES DES PROPHETES" Édition Darussalam
  • (Il est vivement conseillé aux frères, et sœurs de se le procurer.)
Source : Sourceislam.com